Mairie d'Innenheim - Tel : 03.88.95.75.20 - Fax : 03.88.95.70.65

                

Un peu d’histoire…

La première mention du village remonte à 731 sous le nom de Uhnenheim, puis en 1180, la dénomination est Innelenheim, et en 1200, Hinnenheim.

Plus près de nous apparaît le nom de Innle dans un document officiel. C’est d’ailleurs, cette dernière orthographe qui est restée dans le langage courant pour désigner notre village.

Innenheim était une possession du Saint Empire Romain germanique et faisait partie du domaine de la Chevalerie Impériale. Le fief fut donné en investiture en 1316 à Jean dit Kage de Schaeffolsheim, puis a appartenu à divers chevaliers jusqu’en 1483 avec l’investiture de Henri d’Uttenheim et Bernard Zum Trubel. Une lettre de l’Empereur Charles Quint en 1526 octroie à ses vassaux d’Innenheim et de Krautergersheim la juridiction criminelle et l’autorisation d’avoir une prison et une potence. En 1618, l’investiture est donnée aux Seebach et Bergheim. Les Bergheim resteront à Innle jusqu’à la révolution.

Le village fut très touché par l’invasion des Armagnacs, qui étaient installés à Niedernai et de là ravageaient les villages alentours et fut presque entièrement détruit en 1674 pendant les guerres opposant Louis XIV à l’Empire (campagne de Turenne et bataille d’Entzheim). De ce fait, aucune demeure antérieure à 1674 n’est restée. Le relais des Tilleuls qui est un ancien relais de diligence au bord de la D1422 (au croisement du feu tricolore, à l’entrée du village ) porte la date de 1684. Le village s’est surtout reconstitué au XVIIIème siècle. Durant la période révolutionnaire, les habitants d’Innenheim, sans attendre la décision d’abolition des privilèges en août 1789, se présentèrent armés de bâtons et autres instruments de travail, au chapitre Saint Léonard pour réclamer la suppression de la Dîme. Les citoyens signifièrent au chapitre qu’ils s’étaient partagés les biens du « Stiftmeyerhof ».

Après les remous révolutionnaires, Innenheim connaît une période de calme, malgré les nombreux départs d’hommes et des contributions en argent occasionnés par les guerres napoléoniennes et l’annexion au Reich en 1870.

Aprés 1871, l’activité rurale subit des transformations. L’arrivée des produits manufacturiers allemands fait disparaître les derniers tisserands et la culture du chanvre. L’annonce de la mobilisation en 1914 mit le village en émoi et celui-ci dut fournir l’armée impériale de plus de 100 hommes. Aprés 1918, le modernisme pénétra le viillage avec le raccordement au réseau électrique. Innenheim venait à peine d’entrevoir l’ébauche d’un mieux être que la France et l’Allemagne s’affrontaient en 1939. Le village ne connut pas l’évacuation, mais sa contribution en vies humaines fut importante (une trentaine de morts ou disparus).

Aprés 1945, Innenheim subit les mêmes transformations que tous les autres avec la mutation du monde rural. Cependant, grâce à une urbanisation controlée, Innenheim a pu garder « l’âme » d’un village sans devenir une cité dortoir.

 

Vie rurale
Vie rurale

 

Batiments remarquables
Bâtiments remarquables:

L’église Saint Martin.

Construction du XVIIème siècle, détruite en 1674. Une nouvelle construction a été érigée à partir de 1761, mais le clocher actuel, réalisé par l’architecte Heinrich de BARR n’a été mis en place qu’en 1900. L’orgue Rinckenbach date de 1839.

 

La Chapelle du loup.

La dernière rénovation date de 1681. Elle est dotée de 3 statues , représentant saint Antoine de Padoue , saint Wendelin et Vesperbild.  Elle est située en bordure de RD 1422 en direction de Blaesheim.

 

La grotte de Lourdes.

La première mention de ce projet a été publiée en chaire le Dimanche 28 décembre 1958 et tous les paroissiens ont contribué à l’édification de la Grotte, que ce soit par l’acheminement des blocs de pierres de la carrière de Saint-Nabor, ou par la construction elle-même.

Le 3 avril 1960, le lundi de Pâques, a eu lieu la bénédiction de la Grotte par le Curé Xavier FREY, avec départ de la procession devant l’église suivie de la messe en plein air à la Grotte de Lourdes.